Je me souviens parfaitement de mon dernier lever de soleil ; et pourtant, je ne pense pas me rappeler aucun autre lever de soleil avant celui-ci.

Je me souviens parfaitement de mon dernier lever de soleil ; et pourtant, je ne pense pas me rappeler aucun autre lever de soleil avant celui-ci.
"Quand je suis près de vous, je frissonne. Je regarde dans vos yeux, je n'y vois pas mon reflet..."




Je ne me sens pas comme un poisson dans l'eau. Certainement pas.



Je ne me sens plus. Faites-moi sourire. Faites un peut bouillir ce corps inanimé et ce sourire gracieux mais figé.
Je veux bouillir. A 1oo degrés.

Mais mon âme s'enlise.


Je.
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 15:51

Même toi, même toi faudra bien que tu meures un jour.

J'aime son esprit tout entier, et elle pourra devenir la fille la plus détestable de la planète, je ne pourrais jamais m'empêcher de la voir comme un quelconque idéal. Il y a quelque chose chez elle qui me fait croire.

Croire.

Je suis d'une intolérance sans bornes, et tandis que je m'efforce de les arrêter, les mots futiles coulent le long de mon cou et de ma poitrine.
Et je ne peux ni les contrôler ni les empêcher de me ronger.
Et, lentement, je me demande si ce que je fais est une bonne chose, je tente de raisonner, en vain ; je cherche des réponses là où la terre à déjà séché et où les fleurs sont flétries.

Mon coeur à moi, il battra, il battra jusqu'au dernier souffle, jusqu'à la dernière bataille, lorsque tout sera inondé d'impuissance. Lorsque je reconnaitrai la défaite et que ma main n'attrapera plus rien que de la poussière.
Mon coeur continuera de battre et je continuerai de croire en lui. Parce qu'il est le sauveur de l'humanité.

Mon coeur à moi il ne cessera jamais de battre pour toi, parce qu'il est né pour ça, il ne sait faire que ça ; Mon coeur à moi il est en synchronisation parfaite avec le tien.
Et ses défauts qui le font battre à l'envers viennent entièrement de moi, moi qui l'ai empêché de battre trop longtemps.


Mes poings à moi ils continueront de frapper le vide, jusqu'au dernier mouvement, jusqu'à ce que plus personne ne me regarde, jusqu'à ce que le sol arrête de trembler.
Mes poings fermés, balayant l'air et les démons secrets et prudents.

Mais ma main restera ouverte pour toi, elle le sera toujours et à jamais, parce qu'elle n'a jamais cessé de vouloir serrer la tienne.

Ma main à moi elle vous sera toujours ouverte, jusqu'à la dernière larme, jusqu'au dernier épi de blé. Elle ne peut plus faire autrement, elle les veut tellement, vos mains dans la sienne, elle a tellement peur de perdre ce qui ne fait que compter plus au fur et à mesure que les années s'écoulent.

Mon coeur sera toujours prêt à vous accueillir, c'est une grande ruche et tout le monde y vit heureux.









Mon Monde à moi, il est comme ça.

"Il y aura moultes confusions, il y aura famine ; il y aura une solitude que seules mes larmes pourront consoler comme autant de petits oiseaux mouillés tombant soulager mes lèvre sèches. Mais il y aura aussi parfois consolation et beauté, beauté comme l'amour d'une fille disparue. Il y aura des rires, mais avec beaucoup de tenue le rire, et on attendra tranquillement dans la nuit, et on aura doucement peur de la nuit comme d'un prodigue et taquin baiser de mort."
Même toi, même toi faudra bien que tu meures un jour.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 16:00

La parole détruit les fonctions de l'amour, me semble-t-il - qu'un écrivain dise ça peut paraître énorme, mais je crois que c'est vrai. Ouvrez la bouche pour dire à un cerf que vous ne lui voulez aucun mal et vous le voyez filer avec un bref coup de queue. Le mot fait mal. L'amour n'est pas ce que des trouducs comme McKuen veulent nous faire croire. L'amour a des dents et ses morsures ne guérissent jamais. Aucun mot, aucune combinaison de mots ne peut refermer ces morsures d'amour. C'est l'inverse qui est vrai, ironiquement. Quand ces blessures cicatrisent, ce sont les mots qui meurent. Croyez-moi. J'ai fait ma vie avec les mots, et je sais que c'est vrai.

La parole détruit  les fonctions de l'amour, me semble-t-il - qu'un écrivain dise ça peut paraître énorme, mais je crois que c'est vrai. Ouvrez la bouche pour dire à un cerf que vous ne lui voulez aucun mal et vous le voyez filer avec un bref coup de queue. Le mot fait mal. L'amour n'est pas ce que des trouducs comme McKuen veulent nous faire croire. L'amour a des dents et ses morsures ne guérissent jamais. Aucun mot, aucune combinaison de mots ne peut refermer ces morsures d'amour. C'est l'inverse qui est vrai, ironiquement. Quand ces blessures cicatrisent, ce sont les mots qui meurent. Croyez-moi. J'ai fait ma vie avec les mots, et je sais que c'est vrai.
*I can feel it*

*All around*






Comme les choses, en un film, en une phrase, en une chanson, peuvent changer.
Comme le décor peut s'enrober de couleurs nouvelles avec de bonnes nouvelles.
Comme les choses vont mieux lorsque les larmes ont séché et les nouveaux amis se sont présentés.


Lorsque j'ai compris que le monde tournait, et qu'en tournant il faisait changer les choses.

Mais mon c½ur bat toujours aussi fort.


Je me suis joué de bien vilains tours.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 15:48

Cette nuit j'ai rêvé que je retournais à Manderley.

Be funny.
Be healthy.
Be patient.

J'ai ri mais le c½ur n'y était pas. Le c½ur pour rire entre amis s'est absenté pour une période indéterminée. J'ai continué à rire malgré tout, et si c'était à faire je le referais, c'était mieux pour moi, c'était mieux pour tout le monde.
J'ai ri de bon c½ur à certaines plaisanteries, c½ur de retour, juste un peu chamboulé. J'ai continué à sourire et à passer d'agréables moments avec d'agréables personnes, juste quelques unes.

Dans un autre coin de ma tête, j'ai continué à rêver autre chose. Mon c½ur, dans ces moments-là, n'était pas chamboulé. Il ne partait pas en vacances et se contentait de battre, doucement. Rêvé à voix haute, je l'ai toujours fait. Rêver jusqu'à être aigrie du reste, oui, peut-être. Mais rêver à la place du reste, ça jamais.
et pourtant, en sachant ça, j'ai continué à rêver, pour avoir une place dans le monde, pour croire en un quelconque futur. J'ai parlé à voix haute, à des morts, à un mort en particulier. je me suis ajoutée quatre ou cinq années d'expérience, une vie merveilleuse, et j'ai parlé à un mort.
J'ai discuté de tellement de choses dans une autre langue que je ne pourrais même pas synthétiser le tout.
Je sais que je ne peux pas m'arrêter. Je fais ça depuis si longtemps. Mais jamais à un mort.
Jamais pour soulager un trop-plein de peurs.

Mais voilà, où vais-je?
Vais-je seulement quelque part avec tout ça?
Des passions poussiéreuses que je n'arrive pas à nettoyer?
Une vocation qui part à veau-l'eau?

J'ai tout relu, tout, absolument chaque note que j'ai laissé.
Nulle part je ne mentionne un hypothétique avenir.

J'ai ri, ri toujours plus fort, tout en sachant que la peine mettra du temps à s'en aller, que peut-être je ne m'en remettrai jamais tout à fait. J'ai ri lorsque je suis allée à l'hôpital, aussi. Ce n'était pas grand chose, mais je ne voulais pas être dans cet état. je ne voulais pas, dans ma peine qui ne s'absentait pas et mon c½ur qui ne riais pas, me mettre à penser que je n'était pas intouchable.

I'm untouchable. I'm Unbreakable. Yes, he were right. I'm Unbreakable but I want to live forever.

Ma seule envie était de passer du temps avec lui, seul avec lequel le c½ur était de la partie et la peine retournait dans sa fange. Oui, j'aime, oui, je l'aime, oui.

Ambitieuse, mais ambitieuse de quoi? Où trouver quelque chose d'ambitieux? Parce que l'ambition me décourage.

Be funny.
Be smart.
Be healthy.
Be patient...

Be dead.

Tout arrive trop vite. Et je veux avoir le temps.


Mais moi, enfermée dans mon joli petit monde, je ne souhaitais qu'une seule petite chose.
Infime petite chose.


Retrouver la cuillère avec le champignon.
Cette nuit j'ai rêvé que je retournais à Manderley.

# Posté le lundi 24 août 2009 17:34

L'ordre et le désordre recrutent leurs guerriers dans les mêmes rangs.

L'ordre et le désordre recrutent leurs guerriers dans les mêmes rangs.
Je voudrais comprendre pourquoi mes mains ne se referment que sur des cailloux, ronds et brillants. Pourquoi aucune volonté ne vient me surprendre.


Vous me manquez. Je ne vous appelle pas, ne vous demande pas de nouvelles.
Je ne sais pas pourquoi.

Mais vous me manquez.

CoC

# Posté le lundi 13 juillet 2009 14:20

Modifié le lundi 13 juillet 2009 14:35

[Now I don't know where we are] Although I know we drifted far...

Il y a une place pour moi sur terre. Bien au chaud, elle m'attend. Je ne sais pas où elle m'amènera, qui j'y trouverai. Mais je sais qu'elle est là, et ce simple fait me rassure.
I want to catch it.
I want to live it.

Sois forte, baby. Je sais que c'est dur parfois. Je sais que parfois on a juste envie de s'assoir au bord de sa fenêtre et de verser des larmes trop salées. Je sais combien la vie apporte des nouvelles, des déceptions.
Je sais que sa mort t'a beaucoup fait pleurer. Et tu pleure encore, et encore.
I feel old. I feel sad, I feel like if he has been with me all the time. Like if he was someone I knew, a close friend. And he wasn't and I do regret it.

Je ne peux pas, simplement, me dire "Il est mort, tant pis". Je ne trouve pas ça si simple. Peut-être est-ce juste que la mort m'effraie. Mais quelqu'un ne se lèvera plus, quelqu'un ne fêtera plus jamais ses années acquises. Quelqu'un qui, comme tous les êtres humains, méritait plus que ça, mieux, méritait un retour, une seconde chance.
J'aurai aimé lui dire simplement bonjour.
Mais je ne peux que lever la tête et espérer que tout ira bien.

However I want to believe in something different. I want to believe that there's a place for me. That I'm not alone.
I want to believe in you.

Vous êtes là. Pour moi c'est important. Vous riez, dites n'importe quoi. Il y a ceux qui me font rire, ceux qui me font rêver. Il y a celui que j'aime.
Vous êtes des perles.
Little Pearls in my palms...
And I'll hang on of all my strengths to this conviction: You are the ones who can make me smile when I think about him.


Je - .encore - voudrai - rire - le - et - prendre - l'écouter - dans - ,c½ur - mes - mon - bras - ,dégelé - et - c½ur - écouter - petit - son - ,battre - c½ur -


J'aimerai - .enfant - tant - une - m'endormir - j'étais - contre - si - elle, - comme - et - ,cheveux - qu'encore - les - elle - caresse - me -

Je - .d'être - voudrai - façon - apprendre - leur - à - j'aime - les - ,profil - connaître - son - et - j'aime - à - ,eux - discuter - avec -

Je voudrais retourner en arrière et refaire différemment. Mais en y réfléchissant bien, je ne saurais pas comment faire autrement. C'est comme ça. Je suis comme ça. Je fais des efforts. Mais mes poignets me font de plus en plus souffrir. Je finirai peut-être par lâcher le rebord et par tomber dans le vide.
Pour l'instant, je suis soulagée. Il y aura un petit nuage bleu pour amortir ma chute amère.


He was my childhood. It seems I'm losing it...

ChaussonOchocolat
[Now I don't know where we are]  Although I know we drifted far...
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 16:11

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 07:19